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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 14:27

Communiqué du JERF ( jeunes émigrés réunionnais en France).

Kisa domoun atèr, kisa domoun anlèr ?

Aujourd’hui , jeudi 15 octobre 2015 à La Réunion, la presse était conviée devant la stèle des Enfants de la Creuse de l’aéroport de Gillot , à écouter Téline exposer le cas de sa sœur partie, comme tant d’autres, dans le cadre de la politique d’émigration des Réunionnais.

En effet la dame âgée de 66 ans est aujourd’hui à la rue, à Vitry-sur-Seine. C’est à ceux qui mènent cette politique d’avoir honte, pas à ceux qui se battent pour une vie digne.

Ce drame n’est que le symbole d’un désastre orchestrée depuis des décennies et qui se poursuit par les gérants héritiers de Debré du CNARM. Malgré les effets d’annonce, de la Creuse à la mobilité, rien n’est prévu dans cette politique systémique d’envoi de créoles dans l’Hexagone pour le retour.

En temps d’élections, Téline a frappé à toutes les portes, et à part le bénéfice de la continuité territoriale : personne ne peut rien pour elle !

Rien n’est réparable, mais les pouvoirs publics doivent prendre leur responsabilité et prendre en charge entièrement le voyage de Téline ainsi que le rapatriement de sa sœur ou le cas échéant lui trouver un logement décent.

Ce que nous voulons c’est « Vivre et travailler au pays » et non pas revenir dans une boite aux frais de nos proches.

Paris, le 15 octobre 2015.

Contact : soutienreunion@yahoo.fr

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 18:02

 L’IDENTITE NATIONALE RENIYONEZ DANS LE DRAPEAU DU LPLP

Un étendard, de lutte et de combat contre le colonialisme français…

Une bataille semble s’être déclarée par des missionnaires chargés de donner un drapeau à la Région Réunion. Une petite bourgeoisie frankréole de komanders, tristes souvenirs d’une époque révolue, s’est attribué le rôle de créateur de cette œuvre de collaboration. Ils sont un peu les nouveaux Bounty de la départementalisation coloniale. Fiévreusement, ils battent les pavés des mairies pour que leur fanion s’accrochent à coté de celle de leur « mère patrie », disons inpé in zanfan batar qui flotterait à coté du B.B.R, le drapeau colonial.  En kolaboratèr, ils sont heureux d’avoir pu monter leur oriflamme régionale devant trois mairies à ce jour. Un  sondage sur les drapeaux proposés, effectué par un quotidien de la place a fait naître une suspicion de fraude, leurs partisans  faisant la grève du sommeil pour voter. Un peu la grenouille qui se voulait plus grosse que le bœuf Lété tro gro, le sondage en question a été retirée, et ne sera pas rendu publique. A vouloir trop gagner, ils se sont démasqués. Konm di kréol, zot i koné, malin, malin é demi. 

Pendant longtemps le drapeau rouge a été le symbole du rassemblement de la classe ouvrière en lutte contre le patronat exploiteur. Les 1er mai fleurissait dans les défilés une nué de drapeau rouge, mais aussi en d’autres occasions lors des manifestations des travailleurs. Ce n’est plus le cas. Pour la division de la classe ouvrière, chaque syndicat a inventé sa couleur. C’est dommage, alors qu’en face l’ennemi est compact. Pour le drapeau de la Réunion, la même division semble vouloir s’imposer.

Le LPLP propose aux réunionnais l’adoption d’un étendard qui devrait faire l’unité de notre peuple. Ce drapeau est un étendard de combat, de lutte, de résistance et de rassemblement. La création du  drapo indépendantiste remonte aux années 80 avec de Mr Serge Sinamalé du MIR dans les années noires de la répression. Le LPLP reprenant le flambeau du mouvement patriotique, reprend les couleurs du mouvement pour l’indépendance de la Réunion. 

La symbolique  des trois couleurs du drapo du LPLP retrace l’histoire de notre pays, de  notre peuple esclavagisé. Le vert, symbolise hier, la résistance contre l’esclavagisme (groblan) et l’engagisme, le marronnage des esclaves dans  les forêts, et aujourd’hui le combat contre le colonialisme et ses laquais. Le jaune c'est la classe ouvrière avec ses luttes d'hier et d'aujourd'hui, les bâtisseurs de la Réunion, notre pays avant la trahison de 46 - Enfin le rouge, la souffrance de tout un peuple, le sang versé des ancêtres répandu sur la terre réunionnaise. L’étoile jaune à 5 branches, représente les 5 composantes de la Nation Réunionnaise : le kaf, le malbar, le yab, le sinwa, lo zarab, qui ont constitué ce peuple réunionnais bien avant le débarquement massif de ressortissants français  des années 60 pour une colonisation des services et l’élimination des réunionnais – et faire de nos enfants des chômeurs ou des exilés de la mobilité – L’autre symbolique de cette étoile, c’est un peu noute zétwale katrèr nous indiquant ousa nou sorte en même temps, nous guidant vers le chemin de la libération nationale.. Ce drapeau trouve sa légitimité  dans la lutte du peuple contre l’occupant et ses larbins d’administratifs grassement rémunérés pour que perdure le système de misère et de mépris du réunionnais. La tribu des parvenus, promoteur de leur  mahavéli trompe la population zombilizée par la misère économique, morale et politique.                                                                               

Contrairement au drapeau hissé sur trois mairies dans l’ile, le drapo du LPLP, cet étendard du peuple ne peut se compromettre dans la collaboration avec l’occupant ou ses roquets locaux. Le drapo indépendantiste du LPLP a déjà parcouru de nombreuses manifestations internationales,  et est connu en Guadeloupe, à l’île Maurice, en Algérie, en France - en Bretagne, à Lyon , Paris-place de la Bastille porté par les émigrés réunionnais avec notre camarade Serge Sinamalé lors de la manifestation contre la première guerre d’agression impérialiste de l'Irak, en Espagne, jusqu’en Palestine où les militants du LPLP le faisaient connaître. Donc il existe déjà, et sans l’approbation d’un grand chef blanc venu de Belgique konm so faniyon din lékip de football présenté comme drapeau de la Réunion par des promoteurs incapables de justifier la légitimité de leur avorton. Le  20 mars, lors d’un débat prévu et annoncé sur Réunion 1ère, Bertrand Grondin et Yvette Duchman se sont débinés. Notre drapeau a été présenté et défendu par les représentants du LPLP et de Fanal, journal trimestriel de notre parti.

Le 22 mai 2014

 

Pour le LPLP : J. Claude BARRET

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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 20:20

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Le mot d’ordre est juste. Comme tout mot d’ordre, il mérite un éclairage. Qui le défend ?A qui s’adresse t-il ? Par qui est-il récupérable ?

La directrice des Ressources Humaines de Carrefour,  la directrice de l’Agorah, le directeur de la SHLMR… les forces de répression ?

La créolisation des cadres est un combat d’arrière-garde : Kompétans lokal, komandér makro ? Ces messieurs de la préférence régionale veulent exercer dans le cabinet du préfet, être des directeurs s’il vous plaît. Il s’agit en réalité aujourd’hui d’une revendication de la petite-bourgeoise intellectuelle qui tente de s’appuyer sur les explosions urbaines pour se frayer une diagonale à la Réunion. Or, son rôle, pour ceux qui en sont conscients et en ont le courage est de mettre à bas le système qui crée le mal-développement à la Réunion, est de s’approprier économiquement le pays.

 

Le mot d’ordre : Viv épi travay dan nout péi, sans contenu de classe, sans caractère national, sert les intérêts électoralistes des autonomistes de droite comme de la pseudo-gauche… Pratique, les partis comptent précisément sur la petite-bourgeoisie pour s’inscrire sur les listes et docilement glisser le bulletin aux urnes.

 

Pas de créolisation de l’emploi sans emploi : c’est évident. Le consensus sur le mot d’ordre est un consensus colonial et libéral. Le PCR -qui sort de son brillant congrès- est face à ses contradictions d’appareil colonial : selon ces partisans l’emploi local est une priorité ( AJFER) mais il faudrait envisager « 10 ans, 20 ans…  » avant d’envisager une fonction publique entièrement locale. On sent la carotte. Or, premièrement, la fonction publique territoriale est importante à la Réunion. Deuxièmement, les réunionnais n’ont pas attendus les chantres de la créolité pour passer les concours de la fonction publique et rentrer au pays dès que cela a été possible. Troisièmement, le débat sur la régionalisation ne fait qu’annoncer la fin du service public dans le cadre des politiques d’austérité. Plus de décentralisation, plus d’inégalités et plus de difficultés pour la Réunion.

La préférence régionale n’est pas  la créolisation totale mais plutôt le signe d’ un contexte de dégradation des conditions de travail et de salaire sans précédent qui est bel et bien annoncé.

 

Avec d’autres nous pensons que sans libération nationale, il n’y aura guère de libération sociale.


Citons l’écrivain et penseur Cabort-Masson, dissident du césairisme : « Ces dernières décennies ont établi une loi de la décolonisation irréfutable : dans toutes les colonies les leaders, petits-bourgeois ou grands, ont eu à choisir entre le ventre et l’âme. Ils ont choisi l’âme, la liberté politique collective sans laquelle la liberté individuelle n’est qu’illusion. »

Ne soyons pas, nous réunionnais, des exceptions à la règle. Prendre ses responsabilités, c’est préparer l’avenir d’une Réunion jouissant d’une indépendance économique. Or, l’autonomie prônée ici et là, mise en avant par les médias coloniaux (presse de droite à l’avant-garde), fantasmée par certains naifs fonnkérisants, nous donnant l’illusion de liberté, nous aliènera davantage à la France. A moins que le niveau de conscience augmentant, cette autonomie accentuant les contradictions, ne mène indéniablement la Réunion et ses enfants vers l’unique voie historique qui l’attende, c’est-à-dire l’indépendance. Cette indépendance sera à l’image du réunionnais et de la réunionnaise d’un nouveau type ou à l’image du colonialiste. C’est à nous, réunionnais, de veiller à ce que ce choix ne soit pas à l’image du colonialiste.

 

Le rôle des anticolonialistes et des révolutionnaires aujourd’hui est de préparer cette indépendance à travers un programme de changement de société radical et de prévoir nos défenses face à l’impérialisme français. Notre rôle est d’inventer une Réunion nouvelle et d’en faire le laboratoire d’un monde nouveau tant sur l’organisation du travail et de l’industrie répondant aux besoins et selon les moyens de chaque réunionnais et de chaque réunionnaise. Notre rôle est d’inventer le réunionnais de demain, sur le plan économique, culturel, intellectuel et individuel. Notre tâche est d’élaborer notre propre modèle émancipé des échecs des décolonisations ratées (dictature, misère, capitalisme d’ Etat…).

Ce programme de réflexion et d’actions est celui de la Fondation Eva ( eva.fondation@yahoo.fr), c’est pourquoi nous l’avons rejoint avec d’autres membres du JERF.  La Fondation Eva est ouverte à quiconque désire mener un combat contre le système colonialiste et capitaliste sans la tutelle des partis d’élection.

 

Sandro du JERF.

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 21:23

 

Il y a moins d’un an, des membres du Jerf se sont rendus sur invitation du KOEI, membre de l’organisation Syriza, en Grèce.

 

Dans le cadre de la construction de la Fondation Eva (eva.fondation@yahoo.fr), le JERF a participé au 5ème Festival des Résistances en Grèce, à Athènes.

 

La Grèce a connu depuis un peu plus de deux ans, une crise de la dette suivie d’une politique d’austérité : salaires, santé et éducation… Cette politique désastreuse a été mise en place par le FMI, la Banque mondiale et l’Union européenne, appelés la Troïka.

 

Le peuple grec a été contraint de résister. Les révolutionnaires ont participé et construit cette riposte en amont : soutien aux barrages, réunions dans les villages, actions contre les banques...

 

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Voici quelques acquis de nos rencontres :

 

Nous avons participé aux discussions internes au festival regroupant toutes les organisations participantes sur l’état des mouvements révolutionnaires dans le monde. Ainsi la Réunion, son histoire, sa situation géographique et sa situation sociale a t-elle été présentée. Il a notamment été question des émeutes de 2011.

 

 

Lors de l’Assemblée International des Mouvements qui s’est déroulé à l’Université agricole d’Athènes, nous avons souligné que la dette n’était pas nouvelle pour les pays du Sud. En effet, la colonisation et l’impérialisme en étaient à l’origine en Afrique et Thomas Sankara fut un des premiers à dire que son peuple n’avait pas à payer. Nous avons également porté la nécessité d’une solidarité Sud/Sud : pays du Maghreb, actuelles colonies françaises, Inde et Amérique latine.

 

Outre la rencontre avec des révolutionnaires vénézuéliens, turcs, argentins, irlandais et égyptiens.  Des militans d’Occupy Wallstreet ont tenu à en savoir plus sur la politique française menée dans l’Océan Indien. Nous avons eu des discussions avec un membre du PCOT tunisien à propos de la Révolution tunisienne et  de l’actualité du colonialisme français. Nous avons échangé avec le camarade de la Voix démocratique du Maroc sur la décolonisation marocaine et l’impérialisme de la France. Il a proposé un échange autour de la théorie et de la pratique de l’organisation révolutionnaire et sur les perspectives de décolonisation pour la Réunion. Nous avons également échangé avec la JCR d’Argentine sur  le féminisme et le colonialisme.

 

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 01:09

Aimé Césaire,


Il me serait facile d’articuler tant à votre égard qu’à l’égard du Parti Progressiste Martiniquais tel que vous le portez à bout de bras, une longue liste de griefs et de désaccords.[1]

Nous ne vous ferons pas l’injure de vous imputer entièrement l’adoption de la Loi du 19 Mars 1946 par l’assemblée coloniale française. De cette loi vous ne fûtes que le Rapporteur. Vous ou un autre peu importe, la bourgeoisie et les communistes français auraient toujours trouvé un esclave domestique de service pour ce faire.

Vous ne fûtes là qu’un jouet du destin. Jouet parvenu à la suite d’une longue tradition remontant à Victor Schoelcher, ce capitaliste intelligent qui voulait ardemment l’assimilation.[PAGE 31] A sa suite, ce fut l’idéal adopté par les Mulâtres après qu’ils furent écartés de la production locale par les Békés usiniers (1880-1900).

Les Mulâtres, pour amener la population à désirer cette assimilation, ont tout fait pour blanchir les cerveaux nègres dans ce dressoir appelé Ecole publique.

Le hasard donc et votre talent firent le reste en ce mois de Mars 1946. Votre talent certes car face à la prétention du PCF et des Gaullistes à phagocyter notre pays, il y avait matière à opposition.

Opposition de quelques intellectuels courageux groupés autour du Manifeste de Légitime Défense qui dénonçait l’hypocrisie de l’assimilation depuis des décennies.

Opposition proche de vous de votre collègue Valentino qui affirmait que rien, ni l’histoire, ni la géographie ne pouvait justifier cette départementalisation contre nature.

On pourrait admettre que ces étudiants de Légitime Défense et que M. Valentino le Guadeloupéen ne faisaient pas le poids face à la volonté coloniale française.

Pourquoi alors, M. Césaire, n’avez-vous pas tenu compte des MORTS ?

Ces morts, ces torturés, ces suppliciés qui témoignaient incontestablement du cannibalisme français, gaullistes et communistes mêlés,

Ces MORTS de BASSIGNAC en 1945,

Ces MORTS de SETIF en 1945,

Ces MORTS de MADAGASCAR peu après en 1947.

Dans ce moment leur visage apparaît en filigrane dans la pâte même du système comme l’obsession de l’échec de la France incapable de générosité et de notre humiliation dans l’assimilation.

Vous avez poussé l’indifférence jusqu’à être spectateur impassible de tout ce qui fait la grande saga du monde moderne.

De 1945 à nos jours, ce qui caractérise le monde c’est d’abord le prodigieux mouvement pour la dignité et la souveraineté nationale.

Mouvement accompagné de sacrifices colossaux.

On dirait que tous les peuples, sauf celui qui a l’honneur de vous avoir comme premier leader, ont épousé la simple thèse de Hô Chi Minh à savoir : « Le bien le plus précieux c’est l’indépendance. » Pour cela les peuples [PAGE 32] se sont lancés, impavides, dans une gigantesque épopée.

A commencer par le peuple indochinois qui a subi la barbarie française puis US.

Héroïque peuple algérien qui n’a pas lésiné sur son sang, sa jeunesse, ses paysans !

Héroïques peuples de Guinée, Guinée Bissau, Angola, Mozambique, Zimbabwe, Kamerun, Namibie, Azanie... ! Plus près de nous c’était Fidel Castro, son frère, leurs fiancées, une douzaine de companeros armés de la soif de dignité contre l’occupation étrangère.

Même ceux que l’on taxe volontiers de réactionnaires ont apporté leur contribution à la conquête de la dignité : Bourguiba, le Roi Mohamed V ont été au bagne pour leurs actions émancipatrices.

Vous vous êtes satisfait de la douillette vie de parlementaire français tout juste satisfait de prononcer quelques discours d’autant plus brillants qu’ils n’empêchaient en rien l’entreprise de décervelage de la population martiniquaise.

Ces dernières décennies ont établi une loi de la décolonisation irréfutable : dans toutes les colonies les leaders, petits-bourgeois ou grands, ont eu à choisir entre le ventre et l’âme. Ils ont choisi l’âme, la liberté politique collective sans laquelle la liberté individuelle n’est qu’illusion.

La Martinique est le cas particulier qui vérifie cette loi.

Ne faut-il pas voir ici une corrélation nette entre votre leadership incontestable et notre alimentarisme « honteux » ? Vous êtes rebelle.. à cette loi de la décolonisation.

Vous êtes le seul leader du « Tiers Monde » à demeurer un indécrottable valet de l’Etat français quel qu’il soit.

Il a fallu le cynisme, l’arrogance de Giscard d’Estaing et de ses sous-fifres Stirn et Dijoud, pour vous arracher quelque cri anticolonialiste.

Ce furent vos déclarations à Paris Match et au Journal Guadeloupéen. Petit cri qui fit naître bien des illusions au sein des Martiniquais en lutte pour l’Indépendance nationale.

Etait-il donc possible que vous vous écartiez enfin [PAGE 33] de votre négritude métaphysique pour vous occuper de la nation martiniquaise ?

Vous alliez même jusqu’à constater l’échec de la départementalisation.

Votre échec ? Non, et prudemment, vous tirez votre épingle du jeu colonial.

Ce seraient les Français, attention, pas tous, la Droite ! la seule responsable ! Certes le devoir du colonialiste est de coloniser, mais le peut-il sans la neutralité ou/et le zèle des élites du pays colonisé ? La France pourrait-elle maintenir son emprise, appliquer sa politique rétrograde s’il n’y avait la complicité des élus de tout acabit ?

l’histoire de la décolonisation est précisément l’histoire des élites ayant refusé de jouer le jeu du colonisateur.

Vous n’en fûtes pas, de ces élites dignes.

Ici comment taire notre déception ?

Vous n’avez aucune CONSCIENCE NATIONALE.

Vous êtes et n’avez été qu’un universaliste noir désincarné.

Un adepte de la négritude qui, en son temps des années 30-40, était idées révolutionnaires mais qui, maintenant, à l’époque nationalitaire, se trouvent totalement dépassées. En somme un fossile maintenu en vie par les progrès de la médecine occidentale impérativement appliquée aux colonies.

A la lecture de vos dernières déclarations dans Paris Match et le Journal Guadeloupéen, et à la suite de la chute de Giscard d’Estaing, on attendait de vous et du PPM « une autocritique probe » et« pas un reniement ».

Toutes vos déclarations depuis le 10 Mai 1981 ne révèlent « Qu’entêtement dans l’erreur, persévérance dans le mensonge ; absurde prétention de ne s’être jamais trompé ; bref chez des pontifes plus que jamais pontifiants une incapacité sénile à se déprendre de soi-même pour se hausser au niveau de l’événement et toutes les ruses puériles d’un orgueil sacerdotal aux abois. »

Depuis le 10 mai 1981, une avalanche de mensonges s’est abattue sur la Martinique.

Mensonge pour justifier un reniement, le reniement de la nécessité de la lutte de libération.

Camille Darsières, le 23 mai, donne le ton.

Ayant cru superflu de constamment [PAGE 34] rappeler le combat des couches laborieuses, le P.P.M. a commis l’erreur de croire possible de passer à un stade supérieur : la lutte de Libération Nationale.

Alors, le langage est devenu par trop abstrait.

A peine de se couper des masses, il faut donc, REVENIR AUX PROBLEMES QUOTIDIENS qui se posent aux pères et aux mères de famille, autant pour les aider dans leurs luttes de tous les jours que pour faire que ce qu’ils acquièrent par leur propre effort, ne soit accaparé encore par le Pouvoir.

Le P.P.M. avait-il jamais pris en charge la lutte de libération ? Un observateur étranger pourrait croire et imaginer un Darsières revenant du maquis et posant les armes comme naguère les maquisards du Venezuela. Il aurait peine à croire que Darsières et le P.P.M. ne parlaient qu’épisodiquement de libération nationale.

Le P.P.M. n’a jamais décollé des « problèmes quotidiens » Comme tous les maires et autres élus. Particulièrement le P.P.M. à Fort-dxFrance ne s’occupe que de circulation, silo à voiture, Mairie à reconstruire, caniveaux à couvrir, employés à ne pas trop licencier, cathédrale à réparer, bref l’autogestion du budget colonial. Le plus plat alimentarisme ! C’est précisément parce que, comme les autres élus, vous n’avez rien été d’autre que pourvoyeur en alimentarisme qu’il n’y a jamais eu lutte de libération nationale sérieuse.

« Bref, dit Darsières, il faut reprendre et intensifier le combat pour la restauration des libertés publiques. » Quelle liberté publique n’existe pas en Martinique ?

La liberté d’un quelconque dirigeant de droite ou de gauche a-t-elle été sérieusement entravée ? Non. Ils ont pris si peu de risques politiques.

Sera-ce une liberté de plus que de voir plus souvent à la télé, sur France-Antilles, nos assimilés de gauche à côté de ceux de la droite traditionnelle ? Discours identiques à quelque nuance près.

Relayant le cocorico des Giscardiens, le P.P.M. a outrageusement développé le mythe du raz-de-marée électoral en faveur de Giscard. Vous déclarez avoir eu « honte » pour les Martiniquais. Nous prenez-vous pour des gens sans mémoire ?

Quelle élection présidentielle ne s’est effectuée [PAGE 35] sans une écrasante majorité des VOTANTS pour le Président en place.[2]

Avez-vous eu honte lors du raz-de-marée en faveur de De Gaulle, Pompidou, puis Chaban, puis Giscard...

Il y a lieu d’avoir honte lorsqu’un seul Martiniquais vote, quelle que soit l’élection en cours, car toute élection est voulue par le colonialisme et au profit du colonialisme.

La preuve est que nos élus, tous, sont de par leur fonction et pouvoir sous tutelle, des agents de l’alimentarisme colonial, des agents de l’Etat français.

Lorsqu’on vote à 90 % pour Césaire, Gratiant ou Marie Jeanne... on ne fait que légitimer l’Etat français.

Alors comme cela, lorsqu’un alimentaire[3] vote pour Césaire, Monsieur est content. Mais si ce même alimentaire vote à droite, il a honte !

Chez les VOTANTS il y a deux camps : il ne faut plus dire assimilationnistes de droite et assimilationnistes de gauche mais bien « alimentaires de gauche » et « alimentaires de droite ».

Allant plus au fond, voyons pourquoi vous avez eu honte. Votre électorat, que vous croyiez sain, a eu rigoureusement le même comportement que celui de Maurice ou Renard que vous croyiez manipulé et malsain. En effet ces deux réactionnaires avaient appelé à voter Chirac, ce fut Giscard qui sortit.

Vous aviez appelé à voter Mitterrand et c’est encore Giscard qui sortit de la boîte.

Vous avez été alors paniqué.

Le danger passé, votre « honte » a vertueusement explosé.

Le colonialisme, par l’intermédiaire des masses livrées à son pouvoir, manipule les élites. S’il faut avoir honte de quelqu’un, ce n’est pas des masses mais bien des élites. [PAGE 36]

Incroyables élites qui, par une pirouette, gardent leur bonne conscience en montrant du doigt « le peuple » : « Que peut-on faire avec un tel peuple d’alimentaires ! » Exactement comment l’enseignant francisé du SNI baisse les bras devant ces élèves réfractaires à son école.

S’enfonçant un peu plus, votre P.P.M. nous propose de rouvrir la parenthèse de 1946. Et que, si les promesses faites en ce temps n’avaient pas été tenues, c’est parce que la Quatrième République n’a pas eu le temps... Comme si cette 4e République s’était du jour au lendemain effondrée

Eh bien non, M. Césaire, elle a duré jusqu’en 1958, soit 12 ans après la promulgation de votre Loi. Le temps n’a pas manqué, à cette 4e République qui avait, tiens ! un de ses beaux fleurons appelé Mitterrand...

Vous avancez un tel argument, manifestement faux, pour justifier que vous en êtes revenu à 1946. Comme si de rien n’était, vous affichez votre totale confiance en la générosité du colonialisme français. Vous poursuivez le rêve des mulâtres du siècle passé. Vous êtes pour l’assimilation et non pour la libération.

Au mieux vous seriez pour une « libération » à la Senghor : passer directement d’un strapontin de député français à un fauteuil de président fantoche français. Sans risque !

En attendant, le Cargo Cult de gauche se pointe à l’horizon. Comme en 46 on se replonge avec délices dans l’abandon de soi entre les bras de la République française.

Et le « peuple » qui suit fait de nouveau foule aux meetings du P.P.M. Depuis plus d’une dizaine d’années, il n’y avait foule que lorsque venait nous voir un Grand Blanc genre Chirac, Giscard, Mitterrand. Brusquement 10 à 15 000 personnes se pressaient autour de votre majesté pour entendre le nouveau contrat-moratoire qui préservait la Martinique de l’indépendance honnie.

Vous aviez eu le langage qu’il fallait : Point d’indépendance.

Allocations en hausse.

Retraite des vieux en hausse.

...

Personne ne s’y est trompé. Vous êtes devenu « l’interlocuteur privilégié » du gouvernement parce que l’Etat sait que vous êtes seul capable de garantir l’ordre colonial [PAGE 37] et incapable de prôner la rupture avec le colonialisme.

Dès lors un épouvantable vent d’opportunisme souffle sur le pays. Des gens qu’on croyait indépendantistes la veille révèlent leur vrai visage. Non seulement ilsavaient couru voter Mitterrand au second tour, mais les voilà qui candidat député dans le Sud, qui sur une liste de soutien à Césaire au Lamentin...

Dès lors on se presse par grappes en votre bureau pour que vous glissiez dans l’oreille de Mitterrand par le sous-fifre Emmanuelli interposé quelques bonnes paroles pour réaménager telle entreprise, reconsidérer tel cas, pour pousser tel dossier...

Nous croyons que tout cela n’est que politique à courte vue, comme en 1946. Vous restez totalement dépendant des fluctuations de l’électorat français qui, lui, a le droit de renvoyer Mitterrand et son équipe en 7 ou 14 ans dans l’opposition.

Dépendre quant à notre sort d’un Président français, d’une fluctuation de l’électorat français, c’est très exactement ce dont nous ne voulons pas. Ce dont nous ne voulons plus.

Dans un discours à l’Assemblée nationale française, vous aviez traité un ex-ministre des Colonies, STIRN, de « phallocrate » parce qu’il parlait à tout bout de champ de « solidarité nationale », du niveau des allocations, des bienfaits octroyés par la France au bon peuple martiniquais.

M. Emmanuelli a strictement le même langage.

Avec ses 36 ans, il est le patron direct de nos élus, dont vous, M. Césaire. Gageons que vous ne permettriez pas qu’un homme de votre pays, de votre race et du même âge, vous commandât.

M. Emmanuelli avance libéral parce que victorieux.

Vous suivez... danseur hésitant d’ambiguïté.

Nous avons honte parce que nous vous admirons toujours par ailleurs.

M. Emmanuelli est déjà du M. 25 %, du M. 10 %, M. Tant pour Cent ès alimentaire en hausse.

Ce sous-ministre des colonies a dû demander à ses prédécesseurs l’itinéraire qu’il fallait prendre pour subjuguer les Martiniquais : visite aux élus, au monument aux morts pour la France, Mairie de Fort-de-France et [PAGE 38] conférence à la résidence du Préfet. Tiens ! La résidence de ce Préfet, ultra-réactionnaire il y a à peine un mois...

Un grand poète noir nous avait naguère invités à n’être plus « le jouet sombre au carnaval des autres ».

C’est très exactement ce que nous voulons.

Or, M. Césaire, vous nous demandez d’être ce jouet sombre au bal masqué de Mitterrand.

Surtout vous avez eu ce mot incroyable :

« Pour la première fois (depuis 23 ans) le SOCIALISME arrive au pouvoir. »

Dire cela ne relève pas de l’erreur mais strictement du mensonge. Vous savez bien que le P.S. de Mitterrand ne peut absolument pas changer la structure capitaliste en France, pour la simple raison que cela ne dépend pas de lui mais plutôt du patron du monde dit libre (d’exploiter le reste du monde) les U.S.A., qui sont loin du socialisme.

Alors ?

Alors il nous faudra la patience de reprendre l’ouvrage, la force de refaire ce qui a été défait, la force d’inventer au lieu de suivre, la force « d’inventer » notre route et de la débarrasser des formes toutes faites, des formes pétrifiées qui l’obstruent.

Il nous faut bâtir un mouvement indépendantiste débarrassé de son infantilisme, du messiannisme de clocher, du dogmatisme pseudo-marxiste, du populisme alimentarisme, de l’ouvriérisme estudiantin.

Il faut que les indépendantistes épars se retrouvent et scellent l’alliance.

Une alliance-volonté de se subordonner à la partie, une humilité anti-avantgardiste.

Une alliance-ligue des égaux et non pas de surhommes avant l’action.

Une alliance autour d’un PROGRAMME d’indépendance. Le programme populaire qui ne peut être un faux compromis entre l’ouvriérisme et le capitalisme.

Le programme populaire invitant toutes les couches et classes, hormis les compradores, à s’unir pour la seule chose qui vaille, ce bien le plus précieux, l’INDEPENDANCE NATIONALE.

Saint-Joseph, le 2 juin 1981.

G. CABORT-MASSON


[1] Les mots-phrases en italiques sont extraits de la « Lettre à Maurice Thorez » écrite par Aimé Césaire en 1956.

[2] Les votants, cette pellicule politiquement aliénée, ne sont-ils pas le terroir des Politiciens d’où Césaire et ses collègues tirent leur légitimité ? Quand on a « honte » des votants, on devrait cesser d’en appeler à leur arbitrage.

[3] Mis à part les quelques ouvriers et employés exploités... qui n’est pas alimentaire ? Alimentaire = vivant non pas de la production-création indigène, mais des transferts monétaires de l’Etat Français.

 

Source : http://mongobeti.arts.uwa.edu.au/is...

Source : Montray Kreyol

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 11:44

Législatives à Saint-Denis, la photo de trop !

Nous avons été surprises et nous nous sommes émues de constater que l’image de notre père, Jean-Baptiste Ponama, est associée à la communication de Pierre Vergès, candidat aux législatives 2012 dans la première circonscription. Dès ce lundi 5 mars, nous avons interpellé celui-ci pour lui demander de retirer cette photo en lui adressant un commentaire sur son blog. Or, il n’est toujours pas publié. Force est donc de constater qu’il a été censuré, ce qui nous conduit à faire part à l’opinion publique de notre position. En effet, 34 ans après son exclusion du Parti communiste réunionnais, Jean-Baptiste Ponama, disparu depuis bientôt 20 ans, recouvre aujourd’hui et très soudainement un statut de militant exemplaire aux yeux d’un parti en pleine crise et à l’occasion d’une campagne électorale au climat délétère. Cette décision a d’autant plus de résonance que Jean-Baptiste Ponama a été banni, honni, calomnié dans les colonnes de Témoignages (février 1978) et a été gommé de l’histoire du PCR alors qu’il en avait été l’un de ses acteurs les plus engagés, l’un de ses esprits les plus brillants et l’un de ses bâtisseurs les plus opiniâtres, au point d’être victime avec une poignée d’autres compagnons de lutte de l’ordonnance scélérate de Michel Debré. Quel fut son crime ? Alors que la richesse de ses analyses politiques ainsi que la qualité de son engagement lui valent d’être considéré comme le numéro 2 et le « ministre des affaires étrangères » du PCR, Jean-Baptiste Ponama entre en dissidence en octobre 1977, à la suite d’un conflit personnel et sur une profonde divergence idéologique. S’estimant trahi dans ses valeurs fondamentales d’intégrité, de droiture et considérant son idéal politique bafoué, il porte cette rupture devant les Réunionnais. Il demande, alors au secrétaire général, un débat transparent sur le parti et son fonctionnement. A ses sollicitations pressantes et médiatiques, un silence absolu lui est opposé. Dans l’histoire du PCR c’est la première fois qu’un cadre aussi haut placé ose défier sa direction sur l’éthique même de sa ligne. Outre « les dérives » et « la complicité du PCR avec les chefs d’entreprise », Jean-Baptiste Ponama dénonce « la disparition du mot autonomie » dans le discours politique du PCR, « contre un retour vers l’assimilation et la départementalisation ». Il prédit, alors, l’implosion du Parti, voire sa disparition ou tout du moins son remplacement par une autre structure. Après plus de quinze années de services et de dévouement inconditionnel au Parti et à la population, Jean-Baptiste Ponama est donc exclu du comité central le 19 mars 1978 et de la cellule Raymond Mondon le 24 mars 1978. En réponse à ces condamnations et à défaut de débat il affronte le secrétaire général du PCR aux législatives de 1978 dans la seconde circonscription. L’Histoire se répéterait-elle ? En tout cas, par sa voix dissidente, Jean-Baptiste Ponama se retrouve isolé, vilipendé, mis au ban et éliminé par ce qui fut sa famille politique. Il en gardera une blessure vivace jusqu’à la fin de sa vie. C’est pourquoi, nous regrettons de n’avoir été ni associées à cette démarche, ni consultées sur la publication de la photo de notre père, non pas au titre de son droit à l’image qui est éteint du fait de son décès, mais bien par égard aux liens filiaux mémoriels que nous entretenons au-delà de sa mort.
SANS SCRUPULE, ON EXHUME LES CADAVRES

Or, sans scrupule aucun, on exhume des cadavres. Quel soutien que celui d’un défunt qu’on a froidement cloué au pilori ! Est-ce ainsi que doivent être honorés celles et ceux qui ont tant contribué à l’avènement des forces de progrès à La Réunion, parfois au prix de leur vie ? N’aurait-il pas été plus juste et plus respectueux envers la mémoire de ces personnes disparues et de leurs familles de réfléchir ensemble à la meilleure façon de leur rendre un hommage à la hauteur de leur dévouement pour leur pays ? Pour la mémoire de Jean-Baptiste Ponama, ce ne serait que justice au regard du travail acharné et combien remarquable accompli par lui, salué semble-t-il dans l’historique très partiel de la section de Saint-Denis qui figure sur le blog de Pierre Vergès. À ce titre, il est à craindre qu’une utilisation aussi restreinte de l’engagement de Jean-Baptiste Ponama soit préjudiciable à l’Histoire et fasse apparaître une volonté insidieuse de réviser celle-ci. Cette photo est choquante tant son choix s’inscrit dans une stratégie marketing obscène. Le fait de ne montrer que très partiellement le visage de Jean-Baptiste Ponama dénie le devoir de mémoire pourtant affiché tel un idéal et ne sert en définitive qu’à mutiler l’honneur d’un souvenir tristement exhibé. Aussi, nous demandons expressément à celles et ceux qui ont pris cette initiative, en leur conscience, d’éviter soigneusement la mise en scène de l’idéal et de la vaillance de Jean-Baptiste Ponama et de n’utiliser à des occasions électoralistes ni sa photo ni son nom. Il est indispensable pour cela de partager avec nous le même idéal de justice, de solidarité et de respect vis-à-vis des camarades, tel Jean-Baptiste Ponama, qui ont construit La Réunion notamment sous les auspices du PCR. « Un combat révolutionnaire se mène avec des camarades qui respectent d’abord leurs frères d’armes… » nous disait-il. Puisse-t-il être entendu !

Élisabeth, Françoise et Jacqueline Ponama
Source : archives privées Jean-Baptiste Ponama

 

 

Source : Courrier des lecteurs du 9 mars 2012, clicanoo
http://www.clicanoo.re/316124-legislatives-a-saint-denis-la.html#forum477416

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