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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 15:16

À Paris, le nombre de SDF a augmenté de 84% en dix ans

25 Juin 2014

Une explosion de SDF à Paris

 

 
ÉTUDE – L’Insee et l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR) ont publié ce jeudi le résultat de leur étude complète sur le profil des sans-domicile fixe dans l’agglomération parisienne. Si on voit que leur nombre a explosé en dix ans, on apprend également que leur profil a beaucoup changé. De plus en plus de jeunes, de femmes et de familles se retrouvent à la rue.
Ils dorment dans la rue, dans des hébergements provisoires, bénéficient de la soupe populaire ou font la manche dans les coins de rue. En 2012, les sans domicile fixe (SDF)* à Paris étaient au nombre de 28.800 dans l’agglomération parisienne : une augmentation de 84% depuis 2001. La capitale regroupe en tout près de 43% des SDF du pays. Les chiffres ont été obtenus grâce à une longue étude menée en parallèle par l’Insee et l’Apur (l’Atelier parisien d’urbanisme).
Si la précarité a explosé dans les rues de Paris, elle touche désormais des profils bien plus divers qu’il y a dix ans. Plus jeunes (23% ont moins de 30 ans) et plus féminisés (41% d’entre eux sont des femmes), les SDF sont plus régulièrement accompagnés d’enfants : 29% des personnes interrogées ont déclaré être à la rue avec des enfants. « C’est un constat simple et terrifiant, martèle Dominique Alba. La précarité a changé de visage. » Par ailleurs, 56% des SDF sont des étrangers. « C’est notamment dû aux changements géopolitiques, par exemple dans le monde arabe », explique Dominique Alba, directrice générale de l’Apur.
Un tiers des SDF ont un emploi
Autre chiffre surprenant : un tiers de ces sans domiciles fixe ont un emploi, souvent peu qualifié et précaire. Dans un tiers des cas (28%), les personnes n’ont même pas de contrat de travail. Et seuls 20% d’entre eux touchent plus de 800 euros par mois. 21% ne disposent d’aucuns revenus.
L'étude a nécessité un travail hors-norme pour les enquêteurs. "L'insee se base d'habitude surdes gens qui ont un logement, précise Sylvie Lagarde, directrice générale de l'Insee Ile-de-France. Mais là, nous avons dû passer par les associations et mener des entretiens directement avec les publics concernés." 900 SDF ont ainsi été interrogés.
Seul bémol : l'étude n'a pu s'appuyer que sur les SDF qui utilisent l'un des services d'aide mis à leur disposition. "Certaines populations n'y ont pas recours", reconnaît Sylvie Lagarde. Les populations roms et leurs familles, dont la présence est fréquente sur les trottoirs parisiens, en font par exemple partie.
*Selon l'Insee, un SDF est une personne ayant passé la nuit précédant l'enquête soit dans un lieu non prévu pour l'habitation, soit dans un service d'hébergement
 
Metronews.fr
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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 14:30

Les femmes diplômées en recherche d’emploi sont les premières victimes des discriminations territoriales, selon une étude réalisée par le Centre d’études de l’emploi en juillet dernier.

 

 

Une étude datée de juillet 2010, réalisée par des chercheurs du Centre d’études de l’emploi (CEE), donne de nouvelles pistes sur les effets du lieu de résidence sur l’accès à l’emploi. Cette étude menée entre décembre 2008 et janvier 2009, repose sur une méthode de testing. Douze candidats fictifs, crédibles et expertisés, vivant à Sarcelles, Enghien-les-Bains et Villiers-le-Bel, hommes et femmes, d’origine française et d’origine marocaine, ont répondu à 307 offres d’emploi dans le domaine de l’informatique en Ile-de-France. Avec à chaque fois le même profil : Bac+5 et deux ans d’expérience dans une entreprise. Trois dimensions ont ainsi permis d’évaluer la discrimination : « l’effet de la réputation du lieu de résidence, l’effet du sexe et l’effet de l’origine (française ou marocaine) ».

Première remarque : le taux de succès le plus faible revient aux femmes d’origine marocaine résident à Sarcelles et à Villiers-le-Bel, soit respectivement 13,7 % et 15 %. Quant aux candidats, hommes d’origine marocaine, vivant à Villiers-le-Bel, ils connaissent le plus faible taux d’invitation à un entretien avec 17,3%. Ces résultats avoisinent ceux des femmes d’origine française habitantes de Villiers-le-Bel avec 17,9% de réponses favorables. Ce dernier résultat montre que les chances d’accès à un entretien d’embauche d’une femme d’origine française sont de 4,2 points inférieures si elles résident à Villiers-le-Bel plutôt qu’à Sarcelles. Pascale Petit, économiste à l’université d’Evry Val d’Essonne et membre du CEE explique : « Pour le recruteurs, le C.V d’une femme d’origine française avec toutes les compétences requises est un bon C.V. Mais le fait d’habiter à Villiers-le-Bel, ville marquée par les émeutes de 2007, provoque une dissonance. La candidate s’éloigne alors de la norme. Le recruteur ne comprend pas qu’une femme française vive à Villiers-le-Bel, du coup il se méfiera et ne la prendra pas ». A contrario, une femme d’origine française vivant à Enghien, commune plutôt cossue, recevra le taux de réponses favorables le plus élevé (22,5%). Non seulement l’étude permet d’entrevoir les mécanismes qui s’opèrent lors de la sélection et du recrutement par le recruteur mais aussi la puissance des idées reçues et de la réputation de certains quartiers et certaines villes, largement alimentées par les médias.

Difficile en revanche, par le testing, d’examiner si la discrimination à l’embauche contribue à expliquer le plafond de verre pour l’accès aux postes d’encadrement. « Nous ne pouvons pas dire, à partir de cette étude, si le phénomène du plafond de verre est systémique. Bien sûr il existe mais pas forcément au moment où nous avons fait notre enquête et pour cette profession-là », tempère Pascale Petit. D’ailleurs, si les femmes se trouvent davantage en difficulté, l’origine marocaine pour les hommes n’est pas systématiquement discriminante. Toutefois, souligne l’économiste, les hommes d’origine marocaine ont de plus faibles chances que les hommes d’origine française d’accéder à un entretien d’embauche pour un poste en contrat à durée indéterminée.

 

Source : Ixchel Delaporte

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 13:54
 
Chez les moins de 30 ans, le fait d'être un descendant d'immigré entraîne souvent un risque accru de chômage, selon l'enquête de l'Ined (Institut national d'études démographiques) réalisée entre septembre 2008 et février 2009 sur un échantillon de 21 000 personnes immigrées et descendantes d'immigrées.

Les descendants d'immigrés algériens très touchés par le chômage

Ce risque d'être au chômage est :
- 1,8 fois supérieur à celui de la population majoritaire pour les descendants d'immigrés algériens ;
- 1,6 fois supérieur pour les descendants d'immigrés marocains et tunisiens ;
- 1,7 fois supérieur pour les descendants d'immigrés d'Afrique subsaharienne ;
- 1,3 fois supérieur pour les descendants d'immigrés de Turquie.

Ce risque est en revanche inférieur au reste de la population pour les descendants d'immigrés portugais.

Un fort sentiment de discrimination à l'embauche

Quand on interroge les descendants d'immigrés pour savoir s'ils ont eu l'impression, au cours des 5 dernières années, d'avoir essuyé un refus injustifié d'emploi, leurs réponses dénotent clairement un sentiment de discrimination chez :
- 27% des hommes dont les parents sont nés au Maroc et en Tunisie ;
- 24% des hommes dont les parents sont nés en Afrique subsaharienne ;
- 21% des hommes dont les parents sont nés en Algérie ;
- 7% des hommes dont les parents sont nés en Turquie.

La couleur de peau et l'origine comme facteurs de discrimination

Parmi les motifs perçus de discrimination que déclare la population d'origine immigrée figurent :
- la couleur de peau pour les "minorités visibles" (personnes originaires d'Afrique subsaharienne et des DOM) ;
- l'origine pour les immigrés provenant du Maghreb, d'Asie du Sud-Est et de Turquie.

Les enfants d'immigrés sont d'abord ouvriers

Concernant les emplois occupés par les enfants d'immigrés, ils sont, à 43%, des postes d'ouvriers pour les hommes (contre 34%  pour les hommes de la population française en général). Pour les filles issues de l'immigration, les emplois sont d'abord des postes d'employés (55%).
Fait notable, "les descendants d'immigrés sont moins souvent cadres (12% en moyenne) que les hommes de la population majoritaire (17%)". Avec cette particularité : "Les descendants d'immigrés d'origine asiatique sont très nombreux à être cadres alors que leurs pères font partie des courants migratoires plus récents".

De curieux écarts de salaire au détriment des immigrés

Enfin, tout en se montrant prudente sur le sujet, l'enquête de l'Ined met en évidence, à emploi comparable, "un différentiel non expliqué de salaire entre les hommes immigrés d'Algérie et les hommes de la population majoritaire".

 

Source : site TV5, Rédigé par Bernard Domergue
Publié le 05/11/2010

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 14:21

{Extrait}

 

 

A CHACUN SON BAROMÈTRE

 

Le gouvernement se polarise, chaque mois, sur le chômage dans la catégorie A (près de 2,7 millions fin novembre 2010). Il s’en tient aussi le plus souvent aux seuls chiffres de la métropole et passe sous silence ceux des départements d’outre-mer, où le chômage est à la fois important et mal mesuré. En novembre 2010, il frappait 253 000 Antillais et Réunionnais. Intégrer ou ne pas intégrer cette donnée n’est évidemment pas neutre. La gauche, pour sa part, préfère suivre de près l’évolution du nombre de demandeurs d’emploi dans les catégories A, B et C (4 millions en France métropolitaine ; 4,2 millions, DOM compris). Elle estime que ces chiffres sont plus complets car ils tiennent compte, par exemple, du temps partiel contraint, un des aspects essentiels du sous-emploi.

Le chômage ne se limite pas à ces seules réalités. En novembre 2010, la Dares recensait aussi 244 900 inscrits à Pôle emploi dans la catégorie D. Il s’agit de personnes sans emploi et non immédiatement disponibles parce qu’elles suivent un stage ou une formation, parce qu’elles sont en arrêt maladie ou parce que, licenciées économiques, elles sont en contrat de transition professionnelle (CTP) ou en convention de reclassement personnalisé (CRP). Elles n’en restent pas moins sans emploi.

Quant à la catégorie E (354 900 inscrits en novembre 2010), elle rassemble des personnes en emploi à la recherche d’un autre emploi, par exemple des titulaires de contrats aidés ou des salariés jugeant leur poste actuel fragile. Une situation qui semble de plus en plus fréquente.

 

 

Source : Claire Guélaud, Le Monde, 27.01.11

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