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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 06:22

   A l’heure où des dizaines de milliers d’Egyptien-ne-s sont dans les rues, et scandent ‘’Dégage Moubarak !’’, affrontant la répression violente de la police, à l’heure où les Tunisien-ne-s continuent de se mobiliser contre le gouvernement RCD, les forces de la réaction, alliance de la bourgeoisie nationale et des puissances impérialistes préparent, en Tunisie, la contre-révolution. Les Tunisien-ne-s continuent à manifester, par milliers, pour exiger la dissolution des institutions de la dictature et la formation d’un gouvernement provisoire de confiance, constitué de membres de l’opposition et/ou de la société civile. Les participant-e-s à la Caravane de la Libération, venu-e-s des régions les plus pauvres du pays, là où a commencé la Révolution pour laquelle ils ont fourni le plus de sacrifices (Sidi Bouzid, Thala, Kasserine), continuent de camper aux alentours des bureaux des ministres RCD.

   Les forces de la réaction entendent saper le mouvement populaire, selon l’expression de Hamma Hammami (porte-parole du PCOT), par des ‘’réformettes’’. Les trois principaux volets en sont des miettes financières octroyées aux régions de l’intérieur, les plus défavorisées de la Tunisie ; la libéralisation, en apparence totale des médias, et la promesse de la tenue prochaine d’élections. Contre les aspirations très fortes des classes populaires et moyennes fragilisées  par le libéralisme économique à une vie digne, qui mettrait fin au chômage et à l’exploitation, la bourgeoisie tente d’organiser la contre-révolution. Appartenant à l’une des familles les plus bourgeoises de Tunis, l’ancien opposant Néjib Chebbi a fait son entrée au gouvernement RCD et sans grande surprise, tente d’utiliser la légitimité d’avoir appartenu jadis à l’opposition, pour crédibiliser le gouvernement. Alors que l’Union Générale des Travailleurs Tunisiens continue d’appeler à la grève et à la mobilisation, N.Chebbi use de tous les moyens, et notamment des médias officiels, pour délégitimer la poursuite de la résistance.

  Les journaux et la chaîne de télévision nationale officielle continuent en effet de se caractériser, malgré la fin du ministère de l’Information, par une langue de bois ralliée au discours de la Révolution version RCD. Les deux derniers jours ont vu se multiplier les critiques, de plus en plus agressives, à l’encontre de l’UGTT, qui poussée par sa base militante, continue de rejeter le gouvernement. Sans grande surprise, l’Etat yankee, dont on pouvait très fortement soupçonner son soutien à celui-ci, est entré hier officiellement en scène, vantant les mérites des mesures accomplies et soutenant la tenue d'élections. Si celles-ci sont organisées par un ministère de l'Intérieur aux mains des RCDistes, il va de soi qu'elles ne seront guère transparentes. Il va de soi aussi que l'alliance de la bourgeoisie nationale et de l'Etat yankee est destinée à exclure toute éventualité d'un changement radical, qui répondrait aux revendications de la jeunesse populaire à la dignité sociale.

    Kolektif dégage

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 21:44

La ville de Thala n’a pas la mémoire courte. Elle se souvient de Grira Ridha (nommé ministre de la Défense par Ghannouchi) lorsqu’il avait la charge du ministère des «Domaines d’État» sous le régime de Ben Ali. Cet individu a été au centre de plusieurs cas de corruption et de pillage des richesses de marbre de Thala en association avec Imad Trabelsi et certains nouveaux riches de cette région. Thala a souffert des vols perpétrés sur ses richesses naturelles, de la destruction honteuse de son paysage écologique. Et la voici maintenant, après avoir perdu de nombreuses victimes assassinées par le régime criminel, face à face avec ce même Grira, dans l’habit du général. Nous n’acceptons jamais cet individu, même s’il nous faut verser encore notre sang. Car Thala n’est pas une ville… Thala est la misère… Thala, ce sont les égouts éventrés… Thala, ce sont l’hépatite C et les jeunes abandonnés par les hommes et les dieux dans les bras de la drogue et du désespoir…

Depuis à peine deux ans, Thala a perdu 6 à 7 jeunes immolés et un suicide…. Personne n’a entendu sa détresse… Même son centième anniversaire fut fêté ailleurs, loin de sa terre, dans une salle cossue de la Capitale (Tunis) où s’y retrouvèrent ses «intellectuels», ses nouveaux riches et quelques vautours du clan Trabelsi pour arroser la soirée en l’honneur de Thala l’absente… Thala qui n’a plus que ses ruelles noires et chargées de chagrins… et une usine «maudite» qui est en train, par les tonnes de poussières polluantes qu’elle déverse dans le ciel, de causer de nombreuses maladies pulmonaires…

  

 

 

Mur-des-martyrs-Thala-copie-3.jpg

 

 Aujourd’hui, Thala a repris sa voix, certes à travers le sang de ses jeunes et les larmes de ses mères… mais elle l’a reprise tout de même. C’est pourquoi Thala n’acceptera jamais ni Grira, ni les cadres du RCD, ni la mort lente…

Vive la révolution… Vive Thala… Vive la Tunisie…

Inscription sur la photo, à gauche : ‘’Ensemble pour relever les défis’’.

Source : http://thalasolidaire.over-blog.com/



 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 17:24

 

 

Nous publions ici une pétition de femmes tunisiennes, qui se mobilisent pour exiger la fin de toutes les discriminations envers les femmes. Nous saluons cette initiative que nous soutenons sans aucune hésitation!

 

La Tunisie traverse actuellement une période exceptionnelle de son histoire qui induit des transformations majeures, voire radicales dans l’ensemble de sa structuration administrative, politique et juridique.

Ce pays, dont le peuple a admirablement mené une révolution dont les mots d’ordre étaient liberté et dignité, a démontré une mobilisation populaire pour ces valeurs et il est impératif de concrétiser ces aspirations et cette maturité à

travers les réformes politiques et sociales qui consolident les droits de tous les Tunisiens, et surtout les droits des femmes.

Nous, femmes tunisiennes, exprimons à la fois une fierté de cette révolution qui appartient à tous les Tunisiens et une détermination pour qu’ils n’en soient pas dépossédés.

Nous sommes animées par une vive conviction que ces réformes institutionnelles et politiques se doivent d’être garantes d’une égalité parfaite dans les droits et les devoirs. La femme tunisienne est une femme moderne qui participe activement à dessiner le paysage politique, social et culturel du pays. Il est donc impératif que ces réformes consacrent la séparation du religieux et du politique, et garantissent l’égalité et les droits de tous les Tunisiens et de toutes les Tunisiennes à une vie politique et sociale émancipée et digne.

La scène politique actuelle est instable, et des négociations sont en cours pour la reconnaissance de tous les partis politiques qui en font la demande. Nous exprimons par conséquent notre réserve quant à l’intégration dans le paysage

politique de mouvements religieux ou à idéologies totalitaires et sectaires dans l’absence d’une réforme constitutionnelle qui garantisse la séparation du politique et du religieux.

Nous exigeons que la Constitution de notre pays soit garante de nos droits. Pour cela, elle se doit de comporter deux articles qui ne sont pour nous pas négociables:

–La séparation du religieux et du politique.

–L’égalité entre les femmes et les hommes dans tous les domaines, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle où des inégalités persistent, concernant les droits successoraux notamment.

Il est indispensable que les réformes garantissent le caractère constitutionnel et irrévocable des droits dont jouissent les femmes tunisiennes et les Tunisiens généralement et garantissent leur respect effectif.

Ces garanties sont indispensables pour que cette phase de transition soit menée à terme dans de bonnes conditions et afin de restaurer la confiance dans les différents acteurs politiques existants et émergents, et de renforcer finalement la conviction des Tunisiennes et des Tunisiens qu’ils ne seront plus jamais dépossédés de leur révolution.

Premières signataires: Asma Gharbi, chargée de relations publiques, Rania Majdoub, étudiante, Nadia Chaabane, enseignante, Samia Chabane, orthophoniste, Salma Elghzal, étudiante, Cyrine Bel Hedi, étudiante, Raja Bouziri, maître assistante, Lamia Haouat, étudiante, Dora Jrad, urbaniste, Saida Hamrouni, enseignante, Lilia Hamrouni Kharrat, conservateur de bibliothèque, Safia Sfar, cadre dans les assurances, Amel Messidi, cadre, Fatma Messidi Houas, mère au foyer, Ymen Chakroune, étudiante, Nadia Saiji, artiste, Sara Horchani, rédactrice, Mariem Amami Myers, ingénieure biomédicale, Mahdoui Faten, étudiante, Chérifa Jaïbi, chargée de communication événementielle, Zeineb Nasri, responsable export, Najah Zarbout, artiste plasticienne, Wissal Jaidi, institutrice syndicaliste, Raja Basli, designer graphiste, Faouzia Drissi Majdoub, chef de service Oaca, Hana Sendi, étudiante, Chema Triki, consultante

en management, Dhoha Rekik, étudiante, Alia Drissi, fonctionnaire Oaca, Asma Kouraichi, étudiante, Imen Chakroun, étudiante, Dajla Aoussi, actrice, Hanene Ben Amara, étudiante, Wala Kacimi, chef de projet, Fatma Ben Abderrazak, étudiante, Haifa Jmour, étudiante, Amira Rammah, professeure adjointe, Zeineb Trabelsi, enseignante, Sonia Garziz,

infographiste, Ines Barouni, étudiante.

Pour signer : jetaimemonpeuple@gmail.com

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 16:45

Ben Ali Ghannouchi

 

   Outre Ghannouchi, les quatre postes-clés du gouvernement sont toujours aux mains des RCDistes : Intérieur, Finances, Affaires étrangères, Défense. Grâce à ces postes, les RCDistes détiennent la mainmise sur l’ensemble du pays. Or leur maintien au pouvoir est à la fois une insulte morale et une grave erreur politique :

1)      La continuation du mépris :

Ces ministres ont largement trempé dans la corruption, les violations des droits humains et la répression de toute résistance. Ils ont vendu le pays non seulement au clan Ben Ali mais aussi aux entreprises étrangères qui exploitent la main d’œuvre tunisienne. Ils ont eux-mêmes tiré profit, à titre personnel, de leurs fonctions. Le ministère de l’intérieur a été une vaste machine de contrôle et de répression, avec les innombrables cellules du RCD (professionnelles ou ‘’associatives’’), la police et ses multiples déclinaisons (milices, brigades, police politique), la généralisation de la torture, les tirs à balles réelles sur les manifestant-e-s, les viols contre les révoltées. Ils auraient arrêté les proches de Ben Ali, qu’ils promettent de faire juger. Depuis quand ce sont les complices qui jugent les criminels ? Le maintien au pouvoir de ces ministres est la preuve que notre dignité n’est pas encore totalement acquise.

2)      Le chantage au ‘’chaos’’ : la continuation de la rhétorique du régime RCD

Ils se seraient subitement convertis aux valeurs démocratiques, parlent de Révolution et comble de l’indécence, décrètent un deuil national en mémoire des victimes de la répression, à laquelle ils ont participé ! Au-delà de ce ‘’revirement’’ qui ne trompe personne, ils continuent d’agiter les mêmes épouvantails en essayant de nous faire croire qu’ils seraient les remparts contre le ‘’chaos’’ (économique et ‘’sécuritaire’’). Or n’oublions pas que cet épouvantail a été très largement instrumentalisé sous Ben Ali. Rappelons-nous, c’était, en substance, ‘’moi ou la fin du miracle économique’’, ‘’moi ou le terrorisme’’. C’est donc sans grande surprise que ces ministres essayent de nous faire croire : ‘’nous ou le désordre et la guerre civile’’. Leur éviction du pouvoir et leur remplacement par des ministres issu-e-s de l’opposition ou de la société civile est au contraire la condition du redémarrage économique. C'est la condition pour mettre fin aux divisions suscitées par leur maintien au sein du gouvernement.

      3) Une grave erreur politique :

   Les principaux ‘’acquis’’, la libéralisation des médias et le droit de manifester, sont extrêmement fragiles. Tant qu’ils resteront au pouvoir, ces ministres ont toujours la possibilité, du jour au lendemain, d’y mettre fin. On nous promet des élections libres et démocratiques. Mais qui a décrété que le peuple veut une reconduction de la Constitution de Ben Ali et du régime présidentiel ? La première condition pour retrouver notre souveraineté doit être l’élection d’une Assemblée constituante, chargée d’élaborer une nouvelle Constitution. Ces ministres sont en train de déposséder le peuple de sa Révolution, et de décréter, à sa place, ce qu’ils estiment être le mieux pour lui!

   Par ailleurs, des élections libres et démocratiques pourraient-elles avoir lieu dans les circonstances actuelles, alors que le ministère de l’intérieur reste aux mains d’un RCDiste ? On peut fortement en douter… Pendant leurs années d’exercice, ces hommes ont pu construire un large réseau de cadres, de technocrates et de fonctionnaires qui leur sont fidèles. Ils pourraient sans peine utiliser ces réseaux pour truquer les élections à leur avantage…  Ils pourraient aussi utiliser leur position hégémonique aux commandes de l’Etat pour reconduire le RCD, rebaptisé autrement…

       4) La chute des RCDistes: condition de l'indépendance.

    Enfin, ces ministres sont, on le sait, soutenus par les Etats français et américains. Au cours de leurs fonctions, ils ont noué des alliances avec des cadres du FMI, de l'administration américaine et de la classe politique française. Ils travaillent non pour les intérêts du peuple tunisien, et notamment pour ceux qui, chômeur-e-s ou appartenant aux classes populaires et aux classes moyennes fragilisées, se sont sacrifié-e-s pour cette Révolution, mais pour les institutions financières internationales, c'est-à-dire pour le capitalisme, et les intérêts géopolitiques occidentaux. Leur éviction de ce gouvernement est la condition de la conquête d'une réelle indépendance nationale.

Kolektif dégage

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 03:37

Photo-manifestation.jpg

 

     En dépit du deuil profond provoqué par la disparition subite de Safia Farhat, secrétaire générale et membre fondatrice, les membres de l'Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD) n'ont pas quitté leur siège, situé au 112, avenue de la Liberté. Le bureau est d’ailleurs ouvert en permanence depuis l’éclatement de la Révolution du jasmin, que l’association accompagne depuis le début, figurant même parmi les forces les plus actives. L’ATFD, sigle emblématique de l’opposition au régime de Ben Ali et leader de la revendication démocratique au féminin, s’est illustrée dès l’amorce des émeutes de Sidi Bouzid et Gasrine par son soutien aux manifestants. Une position claire qui va d’ailleurs se radicaliser au diapason du mouvement de la rue. Forte de sa longue expérience dans l’action pour la défense des libertés publiques, l’égalité dans les droits et aussi la lutte pour la laïcité, l’ATFD a contribué précieusement à transformer la revendication sociale en exigences politiques. L’association, qui se reconnaît dans la gauche politique, multiplie d’ailleurs les initiatives en créant, entre autres, le collectif national de défense de la citoyenneté, en collaboration avec d’autres ONG, à l’instar de la Ligue tunisienne des droits de l’homme, et récemment le comité de veille démocratique réuni en permanence pour suivre et intervenir lors des événements.

La date du 30 décembre, soit deux semaines après la tentative d’immolation de Bouazizi, reste un moment fort pour l’ATFD qui passe à un degré supérieur de son engagement en publiant une déclaration dans laquelle il est constaté l’échec des choix économiques et sociaux du système Ben Ali, entre autres à cause de ses choix politiques. «La voie du verrouillage, choisie par le pouvoir, sa gouvernance en solo, et la fermeture des voies du dialogue avec les composantes politiques et civiles de la société, ajoutées à l’absence d’institutions de contrôle, des décennies durant, a créé un climat de corruption et des signes de richesse illégitime», peut-on lire dans la déclaration. Il est surtout question d’une manifestation sur l’artère principale de la capitale.

Une initiative qui sera empêchée par la police, laquelle a assiégé le bureau avec un renfort impressionnant, raconte Monia Benjemia. Jalouse de son indépendance y compris vis-à-vis des partis politiques, l’association continue d’accompagner le mouvement en collaboration avec d’autres forces, sans se fondre dans le magma militant. Ses positions en tout cas lui ont valu la répression. D’ailleurs, plusieurs parmi les militantes ont été arrêtées et emprisonnées ces dernières semaines. Celles, plus que jamais présentes, continuent à animer la ruche en recevant, entre autres, les victimes de la violence policière des derniers jours, notamment les femmes tabassées ou violées et les familles des disparus.

Source: Nouri Nesrouche, El Watan.com

 

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 19:07

 

Source :  www.cnt-f.org/international

 

 Ça suffit ! Entre la Côte d'Ivoire, le Niger, l'Algérie et la Tunisie,

 

l'État français a plus que prouvé qu'il n'est bon à rien d'autre qu'à défendre

ses propres intérêts politiques et économiques en jetant de l'huile sur le feu

ou en soutenant des dictatures.

 

Et qui peut oublier l'opération Turquoise du Rwanda en 1994,

l'opération Licorne en Côte d'Ivoire depuis 2002, le soutien aux Déby,

Compaoré, Eyadema, Bongo, Omar Guelleh et autres dictateurs néocoloniaux ?

Et qui peut oublier les présences d'Areva, Bolloré, Bouygues, France

Télécom, EDF, Total, etc. dans tous ces pays; autant de multinationales

françaises et de leurs filiales, qui asservissent et exploitent les populations

locales, pillent les richesses naturelles et détruisent les terres ?

 

Il est temps que l'État français se taise et se désengage militairement et

politiquement de toutes ses anciennes colonies où elle n'a de cesse, depuis les

pseudo-indépendances, de laisser faire voire de soutenir le pire pour

conserver son pré-carré politique ou ses intérêts économiques. Il est temps

que les multinationales françaises cessent de piller ces pays et d'arroser les

dirigeants locaux pour gagner de nouveaux marchés ou conserver ceux qu'ils

ont déjà.

 

Il est temps que l'État français arrête d'expulser des immigrés qu'il a lui-même

forcé à quitter leurs pays en soutenant des dictatures ou empêchant

tout développement économique et progrès social. Il est temps que les

dirigeants français arrêtent de jouer aux innocents humanistes aux mains

propres et aux "porteurs de paix".

Car comment l'État français peut-il s'insurger contre les prises d'otage

au Niger, quand Areva surexploite les Nigériens, pille leur uranium et pollue

leurs terres sans vergogne ?

 

Car comment Michèle Alliot-Marie peut-elle oser proposer "le savoir faire,

reconnu dans le monde entier, de nos forces de sécurité" ? Alors que la police

française forme aussi la police haïtienne, la PFP mexicaine ou les OMON

russes, entre autres - pays où ne règne pas vraiment la liberté des peuples ?

 

Comment peut-elle ne faire que "déplorer les violences" en Tunisie et Algérie

sans remettre en question son soutien indéfectible à Bouteflika et Ben Ali, que

Nicolas Sarkozy n'a de cesse de présenter comme des porteurs de démocratie

et de progrès sociaux? Comment encore peut-elle oser dire que "la France n'a

pas de leçons à donner" à ces dirigeants, quand elle se permet chaque jour

d'en donner à tant d'autres à travers le monde ?

 

Vraiment il est temps que l'État français se taisent une bonne fois pour toute

et retire ses armées, ses bases militaires, ses "aides au développement" et

autres outils de conquête néo-coloniale.

 

La liberté et l'émancipation des peuples ne viendra jamais d'une

ingérence extérieure, et surtout pas d'un État au passé et au présent aussi

chargé que la France.

 

C'est à nous, qui résidons sur le territoire français, que revient de lutter

aujourd'hui comme hier contre l'État et les entreprises qui poursuivent, sous

d'autres formes, la colonisation.

 

 

 Anticolonialiste toujours, toujours anti-capitaliste ! 

 

 

 

Source :  www.cnt-f.org/international

 Secrétariat International CNT-F

33, rue des Vignoles

75020 Paris

international@cnt-f.org

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 16:23

    Contrairement à ce qui se dit dans la majorité des médias occidentaux, la révolution tunisienne n'est pas finie. Photo-femmes-revolution-tunisienne.jpgA Tunis, c'est l'incertitude. Personne ne peut dire, ni prévoir ce que sera le lendemain. Alors que les manifestations se poursuivent un peu partout dans le pays, pour exiger le départ du gouvernement de transition, en coulisse, les ténébreux hommes de mains de l'ancien régime s'activent. Tous les scénarios possibles leur permettant de se recycler, d'une manière ou d'une autre, sont mis en branle. Ils détiennent toujours la réalité du pouvoir avec le chef de l'Etat par intérim, le premier ministre et tous les ministères de souveraineté (intérieur, justice, affaires étrangères, défense). Sous couvert d'une transition légale, qui respecterait la constitution (celle de Ben Ali), ils se maintiennent au pouvoir et maintiennent l'ancien système sécuritaire, en dépit d'une contestation populaire qui ne faiblit pas. Seuls deux partis politiques de l'opposition légale ( le Parti Démocratique Progressiste et le parti Ettajdid) participent à ce gouvernement avec un ministre chacun, ainsi que certaines personnalités « indépendantes ». Les autres s'y refusent et ne reconnaissent pas ce gouvernement. C'est le cas de la puissantes centrale syndicale (UGTT), qui a fait démissionner ses trois ministres le lendemain de leurs nominations, lorsqu'il est clairement apparu que ce gouvernement était entre les mains des anciens collaborateurs de Ben Ali. Pour faire baisser la pression ces derniers ont finit par démissionner du RCD, le parti de Ben Ali, mais personne n'est dupe. Derrière les beaux discours des ex compagnons de Ben Ali, convertis subitement aux valeurs démocratiques, les vieux réflexes réapparaissent déjà, alors que la contestation se poursuit encore. En effet, la police politique continue d'agir, discrètement, mais elle agit. « Ils refusent de comprendre qu'ils n'ont plus le droit de se mêler de la vie politique des citoyens » explique un opposant, qui ne semble pas surpris. « Nous avons fait tomber Ben Ali mais nous n'avons pas encore fait tomber son système » poursuit-il avec inquiétude. Les écoutes téléphoniques de certains opposants ont vite repris, les surveillances, certes beaucoup moins visibles, ont également repris, après quelques jours de répit. Le quotidien La Presse, a dénoncé dans son édition du samedi 22 janvier, un filtrage d'internet, notamment de Facebook. Un jeune artiste qui a créé sur le réseau social un compte « Tunisie, la Suisse Arabe » a été enlevé en pleine rue par la police politique qui l'a interrogé et brutalisé pendant de longues heures. D'autres militants font face, de nouveau aux intimidations et aux menaces de la police politique.

Pendant ce temps, des partis politiques de l'opposition, des personnalités politiques, des membres de l'UGTT, des représentants de la société civile, négocient pour mettre en place une institution extra constitutionnelle, on parle d'un « Conseil de la révolution » - mais le nom peut changer- qui prendrait en charge la transition en chapeautant le gouvernement et en élaborant les lois, notamment la loi électorale, pour préparer les élections, avec comme objectif une assemblée constituante. Toutes la journée de samedi et de ce dimanche, les négociations se poursuivent pour déterminer les différentes étapes, construire un cahier des charges et obtenir l'accord du plus grand nombre.

 

Par Yahia Bounouar

Source: Radio Kalima

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 15:20

manifestation vers l'ambassade tunisienne à Paris demain samedi 22 JANVIER DÉPART 15H DENFERT -ROCHEREAU

 
 
From: Tarek BEN HIBA
Sent: Friday, January 21, 2011 12:03 PM
To: destinataires inconnus:
Subject: manifestation vers l'ambassade tunisienne à Paris demain samedi 22 JANVIER DÉPART 15H DENFERT -ROCHEREAU
 

Le Collectif de Solidarité avec les Luttes des Habitants de Sidi Bouzid - Tunisie 

 

 

MANIFESTATION

SAMEDI 22 JANVIER 2011 A 15 H

DÉPART DENFERT-ROCHEREAU VERS SAINT- FRANÇOIS XAVIER

 

POUR :

 

Ø amnistie générale et droit au retour de tous les exilés

Ø mise en œuvre immédiate de la liberté de la presse, de la liberté d’association et mise à disposition des associations des moyens de leur libre expression et de leur libre fonctionnement, mise en œuvre immédiate de la liberté de réunion et de manifestation

Ø restitution des biens publics à l’étranger accaparés par le RCD à l’Etat tunisien, mise à disposition en France du local du 36 rue de Botzaris aux associations démocratiques tunisiennes

Ø séparation stricte de l’Etat et du RCD, ce qui implique la saisie des locaux du RCD, fin de la mise à disposition des moyens de l’Etat en personnel, voitures et locaux, la dissolution des cellules professionnelles du RCD

Ø reconnaissance de tous les partis politiques sans exception

Ø arrestation, mise en accusation de tous les responsables d’exactions contre les manifestants, les syndicalistes et les militants politiques

Ø commission d’enquête réellement indépendante sur les exactions commises et indemnisation des familles des martyrs de la liberté

Ø blocage des biens de la famille Trabelsi et de l’entourage du dictateur Ben Ali, commission d’enquête indépendante sur les corruptions et mise en œuvre des procédures tant nationales qu’internationales pour faire rendre gorge des biens volés au peuple tunisien

Ø mise en place se mesures financières immédiates toutes affaires cessantes en faveur des chômeurs et particulièrement des chômeurs diplômés

Ø préservation des libertés et droits acquis des femmes notamment par le CSP (Code du Statut Personnel) et leur élargissement

AC ! - ACHR - ACORT - AFASPA - AMF - ASDHOM -ATF- ATF Paris - ATMF - ATTAC - CAPJPO-EuroPalestine - CEDETIM - CFDA - CISA - CNT - Comité National de Soutien au Mouvement du Bassin minier - Courant Nationaliste Progressiste - CORELSO - CPR - CRLDHT - DAL - Etoile Nord Africaine - Europe Écologie Les Verts - FASE (Fédération pour une alternative Sociale et Écologique) - FDLT (Forum démocratique pour la liberté et le Travail) - FSQP - FTCR - FMVJ-France ( Forum Marocain Vérité et Justice) - La pelle et la pioche - Les Alternatifs - LDH - Le MOUVEMENT POUR UNE ALTERNATIVE SOCIALE ÉCOLOGIQUE ET DÉMOCRATIQUE - LUTTE OUVRIÈRE - Manifeste des Libertés - Mouvement Nahdha - Mouvement Tajdid France - MRAP - NO-VOX - NPA - partenia 2000 - PCF - PCOF - PCOT - PDP - PG - Le Parti Socialiste Unifié (Maroc) - Réseau Stop la Précarité - SOLIDAIRES - Solidarité Tunisienne - SORTIR DU COLONIALISME – SYNDICAT DES ECRIVAINS DE TUNISIE – UNEF - UTIT - Voie Démocratique Maroc - Voix Libre

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 01:18

 

Monde - le 19 Janvier 2011

Spécial Tunisie

Sihem Bensedrine « Le peuple tunisien n’oubliera jamais... »

 

 

Sihem Bensedrine porte-parole du Conseil national pour les libertés en Tunisie et rédactrice en chef de Radio Kalima, interdite par le régime, fustige l’attitude de Paris.

Le gouvernement d’union nationale annoncé lundi ne semble pas obtenir l’assentiment du peuple tunisien. Pourquoi ?

Sihem Bensedrine. La rue n’a pas reconnu ce gouvernement 
dans sa composition actuelle parce qu’il est infesté de vipères 
de Ben Ali. Au moment où je vous parle, la rue est en ébullition. 
Les gens exigent le départ 
de l’exécutif. Les membres 
de l’Union générale des travailleurs 
tunisiens (UGTT) de ce gouvernement ont démissionné. 
En ce moment, les partis 
sont en réunion pour réfléchir 
à leur position. La rue a démis 
ce régime. Et elle a été choquée 
de retrouver ses figures de proue 
dans ce gouvernement. 
Cela a provoqué une colère terrible. Les manifestants demandent « RCD, dissolution ». Et maintenant, sur les trottoirs, sur les chaussées, vous voyez partout l’inscription « RCD, dégage ! ». Ils ne veulent plus entendre parler du RCD (Rassemblement constitutionnel démocratique, l’ancien parti au pouvoir – NDLR).

Que faire pour éviter que la révolution ne soit trahie ?

Sihem Bensedrine. La demande 
de la société civile et de la rue, 
c’est un gouvernement provisoire, 
et non un gouvernement 
d’union nationale. Un exécutif 
qui gérerait les affaires courantes 
et qui assurerait la transition 
pour faire une Assemblée constituante le plus rapidement possible, qui refonderait 
la Constitution tunisienne 
et rédigerait un nouveau 
Code électoral sur la base 
duquel il pourrait y avoir 
des élections sincères 
et représentatives. À partir 
de cela, nous reconstruirons 
toutes nos institutions.

Sur quelles forces peut s’appuyer 
la société tunisienne pour fonder 
un État de droit ?

Sihem Bensedrine. Notre peuple est éduqué. Il est informé. Il réagit sur Facebook, dans la rue. Il dit ce qu’il veut. Tant qu’il y aura cet esprit chez les citoyens, dans notre jeunesse, ce sera la barrière contre toute confiscation de notre révolution. Pour reconstruire ce pays, il faut s’appuyer sur ce peuple qui est éduqué, qui sait ce qu’il veut, et qui a eu le courage d’affronter les balles traîtresses de ce dictateur mafieux.

Quelques voix seulement dénonçaient les méfaits du régime. Comment se fait-il qu’il y a un mois, tout a changé ?

Sihem Bensedrine. C’est une accumulation et il y a eu cette 
petite étincelle : ce jeune 
qui s’est immolé par le feu 
pour dénoncer les humiliations 
et la répression policière. 
Il n’essayait que de trouver 
un boulot tout à fait précaire 
pour survivre. Et la police 
a trouvé le moyen de confisquer 
sa marchandise. C’est la colère du peuple. Cela vient du peuple. Personne n’a encadré cela. 
Personne n’a prévu cela.

 Le moins qu’on puisse dire, 
c’est que le gouvernement français 
n’a pas été clair lors de la mobilisation 
du peuple tunisien. Il l’avait été 
encore moins avant. Comment 
évaluez-vous l’attitude de Paris ?

Sihem Bensedrine. L’opinion tunisienne regarde d’un très mauvais œil l’attitude du gouvernement Sarkozy. Vous avez dit : « Il n’a pas été clair. » Il a été clair, au contraire. Nous considérons que c’est lui qui a donné le feu vert à Ben Ali pour tuer les citoyens. Le plus gros carnage 
a eu lieu l’après-midi du jour 
où le ministre des Affaires étrangères, Kamel Morjane, a rencontré Michèle Alliot-Marie. Ça a été une nuit noire. Cinquante personnes ont été tuées dans quatre localités. C’est cela, l’attitude de la France. Deux jours après, Michèle Alliot-Marie a eu l’indécence d’offrir à Ben Ali l’expertise technique de la France pour réprimer le peuple tunisien. 
Le peuple tunisien ne l’oubliera jamais.

Quel est le meilleur moyen, pour 
les progressistes européens et français, 
de soutenir le peuple tunisien ?

Sihem Bensedrine. Premièrement, 
c’est de dire fortement 
et clairement qu’ils soutiennent 
cette révolution, qu’ils vont accompagner la mise en place d’institutions démocratiques. 
C’est dire qu’ils ne vont pas 
parler de chaos et brandir des épouvantails comme le font 
les ennemis de cette révolution. Deuxièmement, nous demandons 
à l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) qui a soutenu 
à bout de bras ce régime, 
qui a fait des déclarations publiques pour accorder le statut avancé 
alors qu’il n’était encore qu’en négociations, qu’il prenne 
la parole publiquement pour présenter ses excuses au peuple tunisien qu’il a méprisé. Troisièmement, nous demandons 
que l’UE vienne observer 
ces élections. Qu’elle accompagne 
les observateurs tunisiens 
pour que les élections soient sincères.

En tant que journaliste, qu’attendez-vous pour permettre le développement de la presse tunisienne ?

Sihem Bensedrine. Au moment 
où vous m’avez appelée, 
nous avons procédé à la reconquête de notre studio, celui de Radio Kalima. Nous avons forcé 
les scellés qu’ils ont mis sur nos studios depuis deux ans. Nous 
avons reconquis notre espace 
de travail. Et nous allons commencer à émettre sur d’autres fréquences, même en pirates ! Les collègues 
de radio peuvent nous aider à avoir des émetteurs. Nous allons 
nous remettre au travail. Nous n’allons pas attendre qu’ils 
nous donnent des autorisations 
de fréquences, celles qu’ils 
se sont autoattribuées pour 
les donner à la fille, au cousin 
et au gendre de Ben Ali.

 

Source:http://humanite.fr/18_01_2011-sihem-bensedrine-%C2%AB%C2%A0le-peuple-tunisien-n%E2%80%99oubliera-jamais%C2%A0%C2%BB-462797

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 01:15

Lyon : Marche sur le Consulat Tunisien Samedi 22 janvier : « Non au vol de la Révolution du peuple Tunisien »

 

NON AU VOL DE LA RÉVOLUTION DU PEUPLE TUNISIEN

 

La révolution héroïque du peuple tunisien est en danger !

Le premier ministre bras droit du dictateur Ben Ali vient de constituer un gouvernement de transition composé essentiellement des membres du parti du dictateur le RCD (Rassemblement Constitutionnel Démocratique), de quelques personnalités de l'opposition reconnue par Ben Ali et en excluant des composantes importantes de la population tunisienne.

Ceci prouve si besoin que la pieuvre tient toujours le pays dans ses tentacules et le dictateur est parti mais la dictature est toujours en place.

C’est pourquoi il est urgent et fondamental de soutenir les efforts du peuple tunisien afin de concrétiser ses aspirations à la LIBERTÉ, LA DÉMOCRATIE ET LA JUSTICE.

Les Amis de Mohammed BOUAZIZI vous appellent à venir manifester

Samedi 22 Janvier à 14 heures Place Bellecour A Lyon POUR MARCHER SUR LE CONSULAT TUNISIEN

Afin d’exiger : -- La dissolution du parti criminel du RCD

 

<!--[if !supportLists]-->· <!--[endif]-->La démission du gouvernement illégitime

<!--[if !supportLists]-->· <!--[endif]-->L’amnistie générale

<!--[if !supportLists]-->· <!--[endif]-->Une assemblée constituante

 

MERCI DE DIFFUSER AU MAXIMUM ET MOBILISER VOS PROCHES ET VOS ASSOCIATIONS POUR SIGNER

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